L’Institut
Entretien avec Danièle Felley : Garantir l’Excellence des Conseillers Financiers grâce à la Certification SAQ CWMA de l’ISFB
Dans un secteur en pleine évolution, la certification SAQ CWMA s’impose comme un standard de qualité incontournable. Danièle Felley, experte aux examens oraux à l’ISFB, partage son expérience et souligne l’importance de cette certification pour garantir des conseils financiers à la hauteur des exigences réglementaires et des attentes des clients.
Mme Felley, vous êtes experte pour les examens oraux SAQ CWMA à l’ISFB, où vous intervenez dans le cadre du programme de préparation à la certification SAQ CWMA. Pouvez-vous nous parler de votre expérience d’experte aux examens ?
En tant qu’experte aux examens oraux SAQ CWMA, j’évalue les candidats avec rigueur et exigence, afin de garantir que ceux qui obtiennent la certification sont véritablement prêts à conseiller leurs clients avec un haut niveau de professionnalisme. Mon objectif est de m’assurer que les futurs conseillers maîtrisent les aspects techniques du métier, comprennent et anticipent les besoins de leurs clients, tout en respectant les standards élevés de la place financière suisse.
Chaque examen est un moment clé, tant pour les candidats que pour moi en tant qu’experte. Il ne s’agit pas simplement de tester des connaissances, mais d’évaluer la capacité d’un professionnel à traduire son savoir en un conseil pertinent, structuré et adapté aux exigences du métier. À travers cet exercice, je veille à ce que la certification SAQ reste un véritable gage de qualité et de compétence, assurant ainsi que les conseillers certifiés apportent une réelle valeur ajoutée à leurs clients et à leur établissement.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique et professionnel ?
Mon parcours est atypique : j’ai d’abord plongé dans la pratique avant d’approfondir la théorie. J’ai passé des années sur le terrain à accompagner des clients, avant de consolider mes compétences avec plusieurs certifications et diplômes fédéraux.
J’ai ainsi obtenu le diplôme fédéral et européen d’experte en finance et en investissement AZEK / CWMA, ainsi que le brevet fédéral de planificateur financier, le brevet de spécialiste en LPP et enfin celui de conseillère en prévoyance professionnelle. Cette progression académique, construite sur des bases solides d’expérience concrète, m’a permis d’acquérir une vision globale et approfondie des enjeux financiers et patrimoniaux.
Professionnellement, j’ai eu la chance d’évoluer dans des institutions de premier plan : 23 ans chez Credit Suisse en tant que responsable Wealth Planning et Private Banking Suisse romande, suivis de 7 ans à la tête de Baloise Bank pour la Suisse romande, puis 7 ans chez AXA Vie Suisse romande. Ces expériences m’ont forgée et m’ont appris que, dans ce métier, l’excellence ne repose pas uniquement sur les connaissances techniques, mais aussi sur la capacité à écouter, à comprendre et à accompagner les clients dans leurs décisions de vie.
En quoi, d’après vous, la certification SAQ est-elle devenue un atout stratégique pour les établissements bancaires ?
Aujourd’hui, le métier de conseiller financier ne se limite plus à la gestion de produits bancaires. Il exige une approche globale, une maîtrise fine des enjeux patrimoniaux et une capacité à accompagner les clients sur le long terme, dans un cadre réglementaire de plus en plus exigeant.
La certification SAQ est un atout stratégique car elle apporte une validation externe et reconnue du niveau de compétence des conseillers. Elle garantit que ces derniers possèdent les connaissances et les compétences indispensables pour répondre aux besoins des clients avec professionnalisme et pertinence.
Pour les établissements bancaires, c’est un véritable gage de qualité et de différenciation. Un conseiller certifié ne se contente pas de vendre un produit ; il sait poser les bonnes questions, structurer une analyse patrimoniale et apporter des solutions adaptées à la situation unique de chaque client. Dans un contexte de concurrence accrue et d’exigences réglementaires toujours plus strictes, disposer d’une équipe certifiée permet aux banques de renforcer la confiance des clients et de se positionner comme des partenaires de référence en matière de conseil financier.
Quelles sont, selon vous, les forces et les spécificités qui font la richesse et la qualité du programme de formation et de certification SAQ CWMA de l’ISFB ?
L’ISFB ne forme pas seulement les candidats à réussir un examen : il les prépare à exceller dans leur métier. Cette certification ne doit pas être perçue comme une simple formalité, mais comme une opportunité de se perfectionner et d’atteindre un haut niveau d’expertise.
Les forces du programme reposent sur plusieurs piliers :
- Une formation certifiante qui répond aux standards élevés de la place financière suisse : Le programme de certification SAQ CWMA de l’ISFB ne vise pas uniquement l’obtention d’un simple label, il reflète une exigence forte du secteur bancaire. Il garantit que les conseillers certifiés respectent les meilleures pratiques du métier, en phase avec les attentes des régulateurs et des clients.
- Une évaluation technique rigoureuse et exigeante : L’objectif est de garantir que les conseillers certifiés sont réellement capables d’apporter un conseil de qualité à leurs clients. Cela passe par un examen structuré, conçu pour évaluer non seulement les connaissances techniques, mais aussi la capacité des candidats à appliquer ces connaissances dans des situations concrètes.
- Une approche client pragmatique et réaliste : L’examen met les candidats en situation réelle, les poussant à démontrer leur capacité à mener un entretien structuré, à identifier les besoins du client et à formuler des recommandations pertinentes. C’est une validation de leur aptitude à exercer leur métier avec excellence.
En définitive, ce programme ne forme pas seulement des conseillers, il façonne de véritables experts capables de répondre aux défis du monde bancaire d’aujourd’hui et de demain. Pour les candidats, c’est une reconnaissance de leur engagement et de leur professionnalisme. Pour les banques, c’est un gage de confiance et de qualité.